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Interview du Dr Lecerf PDF Print E-mail
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Questions à Jean Michel Lecerf* - 20 Septembre 2009


Dr Lecerf, vous dirigez le service de nutrition de l’Institut Pasteur de Lille. Vous êtes reconnu comme un expert en nutrition. Vous avez eu l’occasion d’étudier les huiles « Iméage-Plus » qui se positionnent comme des « aliments complémentaires ». Que pensez-vous de ces huiles et de leur bénéfice pour l’alimentation ?


Les huiles Iméage Plus sont des aliments, ce ne sont pas des médicaments. Ils s’inscrivent parfaitement dans une alimentation équilibrée pour en compléter les bénéfices. Je crois que ce que SOPASE appelle « aliment complémentaire » est en fait un aliment fonctionnel. Et cette démarche est tout à fait judicieuse : elle va dans le sens d’un apport d’oméga-3  sous forme d’acide alpha-linolénique dans l’alimentation, et elle est de nature à combler d’une manière toute naturelle un déficit courant dans la population française puisque les apports moyens observés n’atteignent que 50% des apports nutritionnels conseillés (ANC).
Je crois que cette démarche est tout à fait pertinente : elle propose, au lieu de compléments alimentaires dosés en gélules ou capsules  qui se prennent comme des médicaments, des aliments complémentaires pour, d’une façon toute naturelle, compléter notre alimentation en oméga 3.


Que sont les acides gras essentiels et à quoi servent-ils ?


Les acides gras essentiels sont des acides gras polyinsaturés, ce sont l’acide linoléique (oméga 6) et l’acide alpha linolénique (oméga-3). Ils sont à l’origine des acides gras à longue chaîne, précurseurs de médiateurs chimiques extrêmement importants agissant sur l’inflammation, l’agrégation plaquettaire, l’immunité, l’allergie, … Ces acides gras sont dits « indispensables », car l’organisme ne peut pas les synthétiser, il doit les trouver dans l’alimentation. Or il se trouve que l’alimentation courante ne couvre pas toujours les apports conseillés en acide alpha linolénique (oméga 3).


Pourquoi avoir élaboré des assemblages d’huiles ?


Il n’y a pas d’huile idéale. Chacune a ses particularités propres, les associer c’est faire jouer la complémentarité, complémentarité des teneurs en acides gras essentiels et complémentarité des éléments de la fraction non lipidique que l’on nomme « l’insaponifiable ». Cette fraction insaponifiable, quantitativement faible, mais  qualitativement très importante, confère aux huiles, grâce à une multitude de molécules actives, des propriétés supplémentaires spécifiques. Elle joue un rôle non négligeable dans les effets des huiles vis-à-vis de la prévention des maladies cardiovasculaires par exemple. Cette fraction  est particulièrement riche dans les huiles vierges, première pression à froid.
Ainsi les huiles de cameline, de colza et de noix apportent de l’acide alpha linolénique en proportion élevée. Les huiles d’argan et d’olive sont très riches en insaponifiable, celui de l’argan est responsable d’effets très bien documentés, in vitro, sur les processus de cancérogénèse. L’huile de sésame est une source importante de phytostérols utiles pour la régulation du cholestérol. L’huile d’onagre et de bourrache ont la particularité d’être riches en acide gamma linolénique, un acide gras intermédiaire dont les effets sont démontrés sur certains problèmes de peau ou sur le syndrome menstruel. Certaines données expérimentales de la littérature scientifique montrent des effets intéressants de l’huile de nigelle sur les défenses immunitaires mais ses modes d’action sont encore mal connus et des études complémentaires chez l'homme sont souhaitables. Enfin des données traditionnelles attribuent à l’huile de pépin de courge des effets bénéfiques pour les problèmes urologiques masculins, mais ceci reste encore empirique.


Peut-on dire que les huiles Iméage Plus qui sont constituées d’assemblages de ces huiles ont  des effets sur la santé?


Elles ont été conçues et crées pour cela. A l’issue d’un an de mise sur le marché, de nombreuses personnes font état d’une amélioration de divers problèmes de santé. Mais ce ne sont que des observations individuelles car, il n’y a pas encore eu d’analyse statistique et de comparaison avec une huile placebo pour que l’on puisse donner à ces affirmations une valeur scientifique. Cette démarche est envisagée.  Elle est fondée sur de nombreuses études qui ont démontré l’effet d’une supplémentation en oméga-3 sur les maladies cardiovasculaires, les phénomènes inflammatoires de certaines pathologies, la régulation du système immunitaire et sur certains états dépressifs. Par ailleurs il faut noter que ces huiles sont des aliments et non des médicaments. Leur effet sur certaines pathologies dépend aussi du mode de vie et de l’alimentation de celui ou de celle qui les prend.


Ne craignez-vous pas que la prise d’huile, bénéfique d’un coté, soit péjorative sur l’obésité ?


L’obésité n’est pas liée aux lipides mais à un excès d’apport en énergie par rapport à un déficit de dépenses liées à l’activité physique. De plus les quantités recommandées sont très modestes, il suffit de manger un tout petit peu moins d’autres sources de graisses moins « intéressantes » (gâteaux, viennoiseries par exemple). Enfin les acides gras oméga 3, en particulier l’acide alpha linolénique, a des effets bénéfiques sur la formation des adipocytes dès la vie in utero ! Enfin les régimes restrictifs s’accompagnent souvent d’un déficit accru en acides gras essentiels. C’est une des raisons pour lesquelles SOPASE propose d’accompagner les régimes avec une cure dIméage Plus A Immun'&T.


Y a t-il une recommandation particulière pour la prise des huiles Iméage Plus ?


Des travaux indiquent que l’émulsification des graisses dans le tube digestif prépare une meilleure assimilation. Cette émulsification est facilitée par des facteurs chimiques et physiques comme la motricité digestive, l’action de la bile et des enzymes pancréatiques, mais elle se prépare aussi par l’insalivation buccale et donc le mélange avec la salive grâce à la mastication.
Donc les huiles Iméage Plus doivent se boire, ou mieux se manger, plutôt que de s’avaler comme un médicament. C’est ce qui marque la différenciation des huiles Iméage Plus par rapport aux gélules et capsules. Ce ne sont d’ailleurs pas des médicaments !


En conclusion que trouvez-vous d’original et de nouveau dans les huiles Iméage Plus ?


La démarche de SOPASE de mettre au point des aliments complémentaires qui apportent dans l’alimentation une complémentation en acides gras essentiels est très innovante et en tant qu’expert en nutrition je ne peux qu’apprécier cette contribution à l’entretien de la santé par l’équilibre alimentaire, ce qui donne tout son sens à l’initiative de Bernadette Ragot.


*Jean Michel Lecerf est docteur en médecine, il dirige le service de nutrition de l’Institut Pasteur de Lille. Il est l’auteur de nombreux livres parmi lesquels « Manger Autrement » et « Mieux nourrir mon enfant ».

Last Updated on Thursday, 15 October 2009 20:01
 
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